Traduire et communiquer à l’heure de la rebabélisation du monde

    • Presentation speakers

    Après la chute du Mur de Berlin (1989) et l’effondrement de l’Union soviétique (1991), on avait prédit l’émergence d’un monde unipolaire. D’aucuns pensaient aussi que l’anglais « planétaire » (global English) serait la lingua franca de la mondialisation, rendant du même coup obsolète le recours aux traducteurs/trices et interprètes. Pourquoi traduire, lorsque l’on communique dans la même langue ?

    Aujourd’hui, nous vivons dans un monde multipolaire et massivement plurilingue : la part de l’anglais, autrefois à plus de 80% sur Internet, est passée en dessous de la barre des 30% au cours de la première décennie du 21e siècle. Le monde anglophone lui-même, British Council et British Academy en tête, met désormais en garde contre le handicap qu’est devenu aujourd’hui le Globish.

    Un tel renversement de perspective entraîne des conséquences majeures : de périphérique, la traduction (sous toutes ses formes, y compris orale, intersémiotique et « automatique ») occupe une place centrale à l’heure de la rebabélisation et de la « désoccidentalisation » du monde.

 

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