L’adaptation des espaces publics à l’aphasie.

    • Présentatrice(s) ou présentateur(s)
      • Christie Brien, Laboratoire lexique mental, CRIUGM, Université de Montréal
        Language and Communication Research Lab, CRIR-HJR, Université McGill
      • Eva Kehayia, Language and Communication Research Lab, CRIR-HJR, Université McGill
      • Gonia Jarema, Laboratoire lexique mental, CRIUGM, Université de Montréal

    De bonnes mesures sont actuellement prises pour améliorer l’inclusivité et l’accessibilité physique dans les espaces publics. Cependant, l’attention apportée à l’accessibilité à l’information, au langage et à la communication pour les personnes ayant des difficultés de communication est insuffisante.

    Les déficits de communication sont très frustrants pour les personnes qui en souffrent, car celles-ci sont conscientes de leur incapacité à bien comprendre et à bien communiquer. Le problème est amplifié dans les espaces publics où le bruit et les distractions gênent la concentration. Ces personnes ressentent alors une inquiétude concrète et un grand inconfort. Cette étude vise, entre autres, à mettre au point un dispositif accessible qui exécute des apps accessibles, avec comme objectif ultime d’améliorer l’accessibilité de l’information dans les espaces publics intérieurs tels que des centres commerciaux ou des musées.

    Nous menons actuellement un sondage auprès de personnes ayant des difficultés de communication et des fournisseurs de soins. Le but du sondage est de collecter et d’analyser les opinions de ces personnes concernant leurs besoins, afin qu’elles puissent tirer davantage parti de leur expérience dans des espaces publics. Dans cette présentation, j’examine et présente les premiers résultats des sondages, qui mettent en évidence la ressemblance des opinions que partagent les participants et les fournisseurs de soins. Certains des résultats démontrent : qu’un dispositif d’assistance les encouragerait à visiter des espaces publics ; que plus le langage est touché et les problèmes physiques sont sévères, plus ces personnes voudront visiter un espace public intérieur et seront portées à s’y rendre fréquemment ; que l’information doit être présentée sous forme d’images et en utilisant des mots simples, avec l’option d’avoir ces mots prononcés simultanément à voix haute.

    En conclusion, il est clair que les personnes ayant des difficultés de communication représentent les meilleures ressources pour nous guider dans le développement de technologies d’assistance qu’elles pourront et voudront utiliser. Il est également évident que les espaces publics actuels ne sont pas adaptés à cette population, mais que grâce aux technologies d’assistance nous pouvons réduire le niveau d’anxiété ressenti par ces personnes à l’idée de sortir en public pour leur redonner leur autonomie.

     

 

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