Impact de la chirurgie de l’épilepsie pédiatrique sur le fonctionnement langagier et cognitif

    • Présentatrice(s) ou présentateur(s)
      • Clémence Noiseux, Université de Montréal / Centre de recherche du CHU Ste-Justine
      • Laurie Décarie-Labbé, Université de Montréal/Centre de recherche du CHU Ste-Justine
      • Louise Gagnon, Clinique d’épilepsie pédiatrique, Département de neurologie, CHU Ste-Justine
      • André-Anne Simard-Meilleur, Clinique d’épilepsie pédiatrique, Département de neurologie, CHU Ste-Justine
      • Anne Lortie, Clinique d’épilepsie pédiatrique, Département de neurologie, CHU Ste-Justine
      • Philippe Major, Clinique d’épilepsie pédiatrique, Département de neurologie, CHU Ste-Justine
      • Alejandra Hüsser, Université de Montréal/Centre de recherche du CHU Ste-Justine
      • Anne Gallagher, Université de Montréal/Centre de recherche du CHU Ste-Justine

    Étant la maladie neuropédiatrique la plus fréquente, l’épilepsie est caractérisée par une dysfonction cérébrale sous la forme d’une synchronie pathologique des neurones causant des crises épileptiques. Au Canada, 75 % à 80 % des cas recevant ce diagnostic sont des enfants âgés de < 18 ans. Le traitement de choix pour l’épilepsie est la pharmacothérapie, qui est efficace dans la majorité des cas. Néanmoins, près de 30 % des patients y sont réfractaires, donc des traitements alternatifs comme la neurochirurgie sont considérés. L’objectif principal de la résection du foyer épileptogène est l’arrêt ou la diminution des crises épileptiques. Cependant, elle peut également avoir un impact sur le développement cognitif des enfants. À ce jour, peu d’études se sont penchées sur l’impact de la chirurgie de l’épilepsie sur les fonctions cognitives et langagières. L’objectif de la présente étude rétrospective est d’évaluer l’impact de la chirurgie sur le profil langagier des enfants atteints d’épilepsie. Les données cliniques et neuropsychologiques ont été prélevées dans les dossiers médicaux et psychologiques des enfants avec épilepsie réfractaire suivis au service de neurologie du CHU Sainte-Justine. L’analyse des données des évaluations neuropsychologiques pré- et post-chirurgicale permet d’apprécier l’évolution et l’impact de la chirurgie sur leur fonctionnement cognitif et langagier. Les résultats préliminaires ne montrent aucun impact sur le fonctionnement intellectuel global et sur les mesures de langage réceptif/expressif. Par ailleurs, une amélioration significative est mesurée suite à la chirurgie dans la mémoire verbale immédiate (p=0,001) et différée (p=0,016) ainsi que de l’inhibition (p=0,002) et de la flexibilité cognitive (p=0,037). Des analyses comprenant davantage de patients rendront possibles une comparaison entre les types de résection cérébrale et leur impact sur un plus grand nombre de fonctions cognitives et langagières. Cela permettra également de contrôler certains facteurs cliniques pour influencer le développement cognitif et langagier des enfants avec épilepsie.

 

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