Cahier des présidents de séance – 2017

  • Conférence plénière (23 novembre 2018, 09:00 à 10:00)

    Présidé par Eve-Marie Gendron-Pontbriand

    À faire avant la journée de présentation:

    1. Lire les résumés des présentations et penser à formuler au moins une question pour chaque présentation (cette question permettra de lancer la discussion si personne du public ne se risque à poser une question).
    2. Réviser les notes biographiques des auteurs et essayer de trouver de l'information pour compléter s'il en manque.

    Marche à suivre pour la présidence d'une séance:

    1. Introduire le thème du bloc très brièvement
    2. Introduire la conférencière ou le conférencier avant sa présentation, avec le petit texte fourni en bio. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez préalablement demander à la personne concernée s'il a quelque chose à ajouter.
    3. Montrer au présentateur les cartons pour indiquer le temps. La plénière doit durer 45 minutes et sera suivie d'une période de questions de 15 minutes (pour un total de 60 minutes).
    4. Prendre le micro pour animer la période de questions, assurez-vous que les questions sont posées dans le micro (rien de plus désagréable que de ne pas entendre les questions). Au besoin, demander à un bénévole (si disponible) de vous aider à faire circuler le micro.
    5. Applaudir, prendre la parole pour remercier le présentateur et introduire le présentateur suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du bloc

    *** Vous pourrez avoir une feuille ou une tablette pour vous aider, mais il est de votre responsabilité de l'amener. SVP veillez à ne pas trop « lire » (on ne s'attend pas à ce que vous connaissiez tout, mais tâchez de regarder le public de temps à autre et d'être dynamiques.)

    Merci beaucoup!



    Traduire et communiquer à l’heure de la rebabélisation du monde

    (Lien vers la présentation)

    Après la chute du Mur de Berlin (1989) et l’effondrement de l’Union soviétique (1991), on avait prédit l’émergence d’un monde unipolaire. D’aucuns pensaient aussi que l’anglais « planétaire » (global English) serait la lingua franca de la mondialisation, rendant du même coup obsolète le recours aux traducteurs/trices et interprètes. Pourquoi traduire, lorsque l’on communique dans la même langue ? Aujourd’hui, nous vivons dans un monde multipolaire et massivement plurilingue : la part de l’anglais, autrefois à plus de 80% sur Internet, est passée en dessous de la barre des 30% au cours de la première décennie du 21e siècle. Le monde anglophone lui-même, British Council et British Academy en tête, met désormais en garde contre le handicap qu’est devenu aujourd’hui le Globish. Un tel renversement de perspective entraîne des conséquences majeures : de périphérique, la traduction (sous toutes ses formes, y compris orale, intersémiotique et « automatique ») occupe une place centrale à l’heure de la rebabélisation et de la « désoccidentalisation » du monde. https://youtu.be/tGeN74hEJCA

    Michaël Oustinoff, Professeur des Universités, Université Nice Sophia Antipolis
    Bio: Michaël Oustinoff, angliciste et plurilingue, est Professeur des Universités en traductologie à l’Université Nice Sophia Antipolis, membre de l’Université Côte d’Azur (UCA). Il est également membre  du pôle "trajectoires du numérique" à l'ISCC (CNRS/Paris Sorbonne/UPMC) et du Bureau de la revue Hermès, CNRS Editions. Il est notamment l’auteur du « Que sais-je ? » sur La traduction (PUF, 2003) et de Traduire et communiquer à l’heure de la mondialisation, Paris, CNRS Editions, 2011.


    Diversité linguistique (23 novembre 2018, 10:20 à 11:35)

    Présidé par Hugues Lacroix

    À faire avant la journée de présentation:

    1. Lire les résumés des présentations et penser à formuler au moins une question pour chaque présentation (cette question permettra de lancer la discussion si personne du public ne se risque à poser une question).
    2. Réviser les notes biographiques des auteurs et essayer de trouver de l'information pour compléter s'il en manque.

    Marche à suivre pour la présidence d'une séance:

    1. Introduire le thème du bloc très brièvement
    2. Introduire le premier présentateur avant sa présentation, avec le petit texte fourni en bio. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez préalablement demander au présentateur s'il a quelque chose à ajouter.
    3. Montrer au présentateur les cartons pour indiquer le temps. La présentation doit durer 15 minutes et sera suivie d'une période de questions de 5 minutes (pour un total de 20 minutes).
    4. Prendre le micro pour animer la période de questions, assurez-vous que les questions sont posées dans le micro (rien de plus désagréable que de ne pas entendre les questions). Au besoin, demander à un bénévole (si disponible) de vous aider à faire circuler le micro.
    5. Applaudir, prendre la parole pour remercier le présentateur et introduire le présentateur suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du bloc
    6. À la fin de votre bloc, remerciez à nouveau tous les présentateurs et annoncez ce qui arrive immédiatement après (pause, dîner, autre bloc, etc.)
    7. Émettre une recommandation pour les prix, veuillez transmettre votre recommandation à un membre du CA le plus tôt possible. Une seule personne par bloc peut être recommandée. Si personne de votre bloc n'a retenu votre attention, ne vous forcez pas pour recommander quelqu'un. Les critères d'attribution des prix sont : vulgarisation adéquate pour un public multidisciplinaire, caractère multidisciplinaire, intérêt de la recherche et appréciation générale.

    *** Vous pourrez avoir une feuille ou une tablette pour vous aider, mais il est de votre responsabilité de l'amener. SVP veillez à ne pas trop « lire » (on ne s'attend pas à ce que vous connaissiez tout, mais tâchez de regarder le public de temps à autre et d'être dynamiques.)

    Merci beaucoup!



    Le développement de la conscience sociolinguistique en contexte de super-diversité

    (Lien vers la présentation)

    Les migrations internationales présentent à l’heure actuelle une intensification importante et des patrons des plus complexes. Les grands centres urbains sont par conséquent le théâtre de mélanges interculturels sans précédent. De cette réalité contemporaine émerge le concept pluridimensionnel de « super-diversité » (Vertovec, 2007), dont l’une des composantes est la super-diversité linguistique. La ville de Londres, en particulier, est identifiée comme haut lieu de la super-diversité, avec des proportions de résidents bilingues ou nés à l’étranger trois fois plus élevées qu’ailleurs au Royaume-Uni (recensement de 2011). Les enfants qui grandissent dans de tels centres urbains sont exposés à une diversité linguistique importante : différentes langues, mais aussi différents accents locaux, régionaux et étrangers. On peut dès lors s’interroger sur le développement de leur capacité à utiliser la variation présente dans le signal pour poser des jugements sociolinguistiques, en particulier sur l’origine géographique des locuteurs. Pour répondre à cette question, nous avons fait appel à trois groupes d’enfants (n=90, 30 par groupe) âgés de 4 à 7 ans dont l’expérience linguistique différait : un groupe de multi/bilingues vivant à Londres, un groupe de monolingues vivant à Londres et un groupe de monolingues vivant à Hampton (banlieue située à 25 km de Londres où l’environnement linguistique est plus homogène). Ils ont complété deux tests de perception : une tâche de compréhension et une tâche de catégorisation (Girard et al., 2008; Wagner et al., 2014). La première était constituée de questions simples visant à vérifier la compréhension de l’enfant et servait de phase d’exposition aux accents utilisés subséquemment. La tâche de catégorisation enjoignait les participants à regrouper des locuteurs en fonction de leur accent; des figurines issues d’un livre bien connu des enfants britanniques (The Gruffalo’s Child) étaient utilisées pour représenter les regroupements possibles. Les participants étaient assignés à l’une des trois conditions suivantes, qui comportaient chacune deux accents : local-régional, local-étranger, régional-étranger (où accent local : Londres; régional : Yorkshire ou Derbyshire; étranger : singapourien ou hispanophone). Tous les groupes de participants ont obtenu des résultats similaires et au-delà du seuil du hasard dans la tâche de compréhension. Quant à la tâche de catégorisation, les multi/bilingues ont surpassé les monolingues et sont les seuls à avoir réussi la tâche au-delà du seuil du hasard dans la condition local-régional. Les monolingues de Londres ont par ailleurs mieux réussi dans l’ensemble que les monolingues de Hampton. Ces résultats suggèrent que l’expérience linguistique hâtive d’un locuteur est un facteur déterminant dans le développement de sa conscience sociolinguistique. Alors que l’acquisition de plus d’une langue a avantagé le groupe des multi/bilingues, chez les monolingues, le développement de la conscience sociolinguistique semble avoir été favorisé par l’exposition à la super-diversité. https://youtu.be/bpjaG_TXJao Références Girard, Frédérique, Caroline Floccia et Jeremy Goslin (2008), « Perception and awareness of accents in young children », British Journal of Developmental Psychology, vol. 26, no 3, p. 409‑433. Vertovec, Steven (2007), « Super-diversity and its implications », Ethnic and Racial Studies, vol. 30, no 6, p. 1024‑1054. Wagner, Laura, Cynthia G. Clopper et John K. Pate (2014), « Children’s perception of dialect variation », Journal of Child Language, vol. 41, no 5, p. 1062‑1084.  

    Josiane Riverin Coutlée, Université Laval
    Bio: Formation en cours : Doctorat en linguistique à l'Université Laval, sous la supervision de Johanna-Pascale Roy (début septembre 2014). Stage de recherche en sociophonétique effectué à l'hiver 2017 à University College London (UCL, Londres, Royaume-Uni), sous la supervision de Bronwen G. Evans. Principaux intérêts de recherche : phonétique, sociophonétique, acoustique et perception de la parole.

    Gisela Tomé Lourido, University College London
    Bio:

    Courtney Kaleta, University College London
    Bio:

    Bronwen G. Evans, University College London
    Bio:


    Revitalisation des langues en danger : une approche pragmatique

    (Lien vers la présentation)

    La problématique de la pertinence des efforts de revitalisation des langues en danger d’extinction semble faire l’objet d’un certain consensus, tant dans les communautés de professionnels du langage que celles de locuteurs en général. De fait, tous semblent s’accorder pour affirmer que la mort des langues est alarmante, (Israel 2001) et que l’humanité se doit de maintenir en vie ces langues menacées (Hagège 2002). La présente recherche vise à comprendre la nature de cette attitude linguistique la plus répandue au sujet de ce que Valdman appelle l’étiolement linguistique (dans Moreau 1997), c’est-à-dire la généralisation du phénomène de mort de langues. Elle vise aussi et surtout à soupeser l’efficacité des méthodes proposées par cette attitude vers l’objectif de mettre un frein à la mort des langues. Suivant quoi, je me demande si une attitude différente pourrait avoir un plus grand impact positif pour l’avenir linguistique mondial. En contestant l’efficacité des méthodes découlant de l’attitude généralisée par rapport à l’étiolement linguistique et en m’inspirant des rares travaux académiques minimisant les conséquences de la mort des langues, je propose une perspective de portée beaucoup plus vaste que celle mettant de l’avant la revitalisation. Cette dernière a pour objectif de préserver ou ressusciter une langue moribonde, mais n’offre souvent comme solution à l’étiolement linguistique qu’un travail de surface donnant une impression d’accomplissement et d’agence. En revanche, je propose que ce à quoi les défenseurs de la diversité linguistique pourraient s’attaquer pour plus d’efficacité sont les mécanismes de l’uniformisation culturelle – laquelle mène à la perte d’éléments culturels uniques (UNESCO 2000) dont notamment la langue – que l’étiolement linguistique en soi (Costa 2013), puisque celui-ci est le résultat de celui-là. Je formule dans cette présentation deux hypothèses. Premièrement, que la perspective consensuelle s’appuie sur une base instable et peu prouvée en termes d’efficacité (il est particulièrement malaisé de trouver des données montrant l’efficacité de la revitalisation linguistique). Deuxièmement, qu’une perspective plus pragmatique et exhaustive pourrait arriver efficacement à freiner l’étiolement linguistique, puisqu’elle offrirait un plan d’action approfondi et multidisciplinaire. Ma méthode consiste en une remise en question du point de vue répandu selon lequel la solution à la mort des langues est la seule revitalisation linguistique (Costa 2013), ce, par une analyse des motivations de cette attitude et des implications de celle-ci. Par la suite, je considère les travaux de l’historien Paolo Israel et du linguiste James Costa pour leur perspective qui s’inscrit dans le sens de cette remise en question. Comparées, ces perspectives mènent à une contreproposition à la seule revitalisation linguistique. Mes conclusions suggèrent trois différentes attitudes pouvant être adoptées dans un futur proche : premièrement, celle réfutée au cours de la démonstration; deuxièmement, l’attitude du « laisser-faire », de l’inaction politico-linguistique à cet égard; troisièmement, la proposition de s’attaquer d’abord et avant tout aux tenants et aboutissants de la mondialisation, interprétée ici comme l’uniformisation des modes de vie et de pensée résultant de l’actuelle dynamique socioéconomique mondiale. Finalement, une invitation au dialogue collectif – formel et informel – est lancée https://youtu.be/5tBAL6hWOXE

    Cléo Mathieu, Université du Québec à Montréal
    Bio: Ses intérêts de recherches concernent principalement les attitudes linguistiques et la synthétisation de la grammaire écrite du français dans des visées d'égalité sociale.


    Frontières linguistiques et frontières politiques : étude de certaines caractéristiques du parler basque du labourd côtier

    (Lien vers la présentation)

    Les frontières linguistiques (entre dialectes) et les frontières politiques entre états ne coïncident pas toujours (Thomas 1999 ; Veny 1993 ; Viaut et Pailhé 2010), comme l’illustre la langue basque, parlée aussi bien dans l’état espagnol que dans l’état français. Ce travail tend à démontrer la perméabilité de la frontière politique, à travers l’observation du continuum dialectal basque et en particulier l’étude de certaines caractéristiques phonologiques et morphologiques du labourdin côtier – situé dans le territoire français – étroitement liées aux dialectes situés au sud ou « de l’autre côté » de la frontière. Les recherches et le classement proposé par Louis-Lucien Bonaparte sont considérés comme point de départ de la dialectologie basque. Dans son œuvre Le verbe basque en tableaux (1991 [1869]) il classe le parler de la côte labourdine, aussi dénommé « kostatar », parmi les sous dialectes du labourdin (226). La situation géographique de ce parler est d’un intérêt particulier, de par sa proximité avec les provinces du Guipúzcoa et de la Navarre, situées dans l’état espagnol. Pour décrire les caractéristiques du parler qui nous intéresse, nous avons constitué un corpus oral, composé d’enregistrements de locuteurs choisis suivant les critères habituels en dialectologie (Sanchís Guarner 1953 ; Chaurand 1972). Nous prenons aussi en compte les témoignages relatifs à cet espace dont nous disposons, des travaux de dialectologues mais aussi des écrits ou des correspondances d’auteurs labourdins (Vinson 1984 ; Mitxelena 2001). Certaines isoglosses coïncident avec la frontière franco-espagnole, comme la conservation de l’aspiration chez les locuteurs du territoire français ou encore la prononciation des vibrantes. D’autre part, afin de mettre en relief le fait que les isoglosses ne concordent pas toujours avec la frontière politique, nous nous focaliserons sur les caractéristiques que le kostatar partage avec les parlers situés de l’autre côté de la frontière, comme la palatalisation des consonnes /n/ et /l/ après /i/ ou encore certaines similitudes du système verbal. https://youtu.be/njgYHoF6YuI

    Maitena Duhalde, UPPA-IKER, UPV/EHU
    Bio: La thèse que nous menons en cotutelle entre l’Université du Pays Basque (Espagne) et l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, laboratoire de recherche sur la langue et les textes basques IKER (France) s’inscrit dans le domaine de la dialectologie dont l’axe principal est l’étude de la variation linguistique en fonction de l’espace, essentiellement. Notre objectif est d’apporter une description synchronique du parler oral basque de la côte labourdine (de Saint-Jean-de-Luz à Hendaye et de Biriatou à Ascain), enrichie d’une analyse diachronique de certaines de ses spécificités. La comparaison avec les parlers circonvoisins permettra de préciser sa délimitation ainsi que sa classification. Ce travail sera la première description complète de ce parler.


    Ma recommandation pour le prix de présentation est _________________________________ parce que (laissez vide si rien de positif) :
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    Langage et conciliation (23 novembre 2017, 13:30 à 14:45)

    Présidé par Stéphanie Luna

    À faire avant la journée de présentation:

    1. Lire les résumés des présentations et penser à formuler au moins une question pour chaque présentation (cette question permettra de lancer la discussion si personne du public ne se risque à poser une question).
    2. Réviser les notes biographiques des auteurs et essayer de trouver de l'information pour compléter s'il en manque.

    Marche à suivre pour la présidence d'une séance:

    1. Introduire le thème du bloc très brièvement
    2. Introduire le premier présentateur avant sa présentation, avec le petit texte fourni en bio. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez préalablement demander au présentateur s'il a quelque chose à ajouter.
    3. Montrer au présentateur les cartons pour indiquer le temps. La présentation doit durer 15 minutes et sera suivie d'une période de questions de 5 minutes (pour un total de 20 minutes).
    4. Prendre le micro pour animer la période de questions, assurez-vous que les questions sont posées dans le micro (rien de plus désagréable que de ne pas entendre les questions). Au besoin, demander à un bénévole (si disponible) de vous aider à faire circuler le micro.
    5. Applaudir, prendre la parole pour remercier le présentateur et introduire le présentateur suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du bloc
    6. À la fin de votre bloc, remerciez à nouveau tous les présentateurs et annoncez ce qui arrive immédiatement après (pause, dîner, autre bloc, etc.)
    7. Émettre une recommandation pour les prix, veuillez transmettre votre recommandation à un membre du CA le plus tôt possible. Une seule personne par bloc peut être recommandée. Si personne de votre bloc n'a retenu votre attention, ne vous forcez pas pour recommander quelqu'un. Les critères d'attribution des prix sont : vulgarisation adéquate pour un public multidisciplinaire, caractère multidisciplinaire, intérêt de la recherche et appréciation générale.

    *** Vous pourrez avoir une feuille ou une tablette pour vous aider, mais il est de votre responsabilité de l'amener. SVP veillez à ne pas trop « lire » (on ne s'attend pas à ce que vous connaissiez tout, mais tâchez de regarder le public de temps à autre et d'être dynamiques.)

    Merci beaucoup!



    Traduire de l’anglais ou du japonais, du pareil au même? La notion de « distance » entre langues-cultures en traduction

    (Lien vers la présentation)

    Si une importante proportion des textes traductologiques contiennent des références plus ou moins directes à la notion de « distance » entre langues-cultures, peu y sont expressément consacrés. Néanmoins, la plupart des traductologues qui ont étudié la question de front reconnaissent que la « distance interlinguistique » joue bel et bien un rôle et plusieurs soutiennent même que son amplitude constitue un indicateur de la grandeur des défis que posera la traduction. Cette présentation s’inscrit dans le cadre de nos recherches doctorales portant sur l’influence du facteur de la « distance » entre langues-cultures sur la traduction, au regard de la triade japonais-anglais-français. Elle s’articulera principalement autour de la notion de « distance interlinguistique » au point de vue du processus traductif et offrira un tour d’horizon de la question fondé essentiellement sur la littérature. D’abord, nous présenterons la notion de « distance interlinguistique » dans ses grandes lignes : définitions, concepts connexes, types, méthodes de mesure et champs d’application. Nous examinerons ensuite la position de cinq traductologues sur la question de la « distance » en traduction : d’abord, entre langues « éloignées », Donald Philippi (1989) et Judy Wakabayashi (1991) pour la traduction japonais-anglais, Robin Setton (1993) pour l’interprétation chinois-anglais et Götz Wienold (2004) pour la traduction japonais-allemand, puis, entre langues « proches », Valentín García Yebra (2004) pour la traduction portugais-espagnol. Nous proposerons ensuite une synthèse de leurs affirmations à partir desquelles nous esquisserons certaines conclusions exploratoires. Fait intéressant, trois de ces cinq auteurs critiquent à divers degrés l’École de Paris et sa théorie interprétative. En effet, pour les tenants de cette approche, les langues ne représentent pas un véritable facteur dans le processus traductif. Nous présenterons donc d’abord sommairement la théorie interprétative, puis nous exposerons les opinions de deux de ses disciples qui l’appliquent à des langues asiatiques, Jung Wha Choi (1990) pour le coréen et He Ping Zhao (1990) pour le chinois. Après avoir résumé les points de vue en opposition, nous terminerons notre communication par un bref retour aux questions plus larges suscitées par nos recherches doctorales en plaçant finalement l’aspect culturel et le traducteur au cœur de la question.   https://www.youtube.com/watch?v=fUj25j_7Q_k&t=24s   Bibliographie sélective : Choi, J. W. (1990). Spécificité de la langue coréenne et interprétation. Dans M. Lederer (dir.), Études traductologiques : en hommage à Danica Seleskovitch (p. 101-115). Paris, France : Lettres modernes Minard. Philippi, D. (1989). Translation between Typologically Diverse Languages. Meta, 34(4), 680-685. Setton, R. (1993). Is Non-Intra-IE Interpretation Different? : European Models and Chinese-English Realities. Meta, 38(2), 238-256. Wakabayashi, J. (1991). Translation Between Unrelated Languages and Cultures, as Illustrated by Japanese-English Translation. Meta, 36(2-3), 414-423. Wienold, G. (2004). Translation between distant languages: The case of German and Japanese. Dans H. Kittel, A. P. Frank, N. Greiner, T. Hermans, W. Koller, J. Lambert et F. Paul (dir.), Übersetzung, translation, traduction (vol. 1, p. 415-430). Berlin, Allemagne : De Gruyter Mouton. Yebra, V. G. (2004). La traduction entre langues étroitement apparentées : Cas particulier de l’espagnol et du portugais. Dans H. Kittel, A. P. Frank, N. Greiner, T. Hermans, W. Koller, J. Lambert et F. Paul (dir.), Übersetzung, translation, traduction (vol. 1, p. 407-414). Berlin, Allemagne : De Gruyter Mouton. Zhao, H. P. (1990). La Théorie interprétative appliquée au chinois. Dans M. Lederer (dir.), Études traductologiques : en hommage à Danica Seleskovitch (p. 117-127). Paris, France : Lettres modernes Minard.

    Etienne Lehoux-Jobin, Doctorant, Université de Montréal
    Bio: Etienne Lehoux-Jobin est titulaire d’un baccalauréat en études internationales et langues modernes et d’une maîtrise en traduction et terminologie de l’Université Laval. Après avoir passé les trois dernières années à enseigner l’anglais au Japon, il vient tout juste d’entreprendre un doctorat en traductologie à l’Université de Montréal autour de la question de l’influence du facteur de la « distance » entre les langues-cultures en traduction, du point de vue du japonais, de l’anglais et du français.


    La traduction dévoilement au service de l’art contemporain

    (Lien vers la présentation)

      En janvier 2017, la Galerie UQO recevait Harald Szeemann : Documenta 5, une exposition itinérante du groupe new yorkais Independant Curators International (ICI) commissariée par David Platzker. Les artéfacts témoignaient de la documenta 5, exposition s’étant déroulée en 1972 à Kassel, en Allemagne[1] sous la direction d’Harald Szeemann. Celui-ci a posé un jalon important dans l’art du commissariat en créant le rôle de commissaire indépendant. La mise en exposition par Platzker met en relief toute la critique et les réflexions théoriques qui ont accompagné la tenue de la documenta 5. La directrice de la Galerie UQO a saisi l’occasion pour mettre en place une exposition d’envergure internationale axée sur le questionnement du rôle auctorial du commissariat en art contemporain. À cette occasion, nous avons été chargées de traduire les textes qui accompagnaient les artéfacts. Il nous a semblé tout à fait pertinent, lors de la réalisation de notre mandat, de questionner à notre tour le caractère auctorial du traducteur, mais plus précisément le rôle important de la traduction ouvertude, ou traduction dévoilement[2] (Cordonnier, 2002 : 40) dans le contexte d’une traduction culturelle. Ce projet nous place dans un contexte sociologique et historique se présentant sous plusieurs couches et associant plusieurs domaines, époques et approches. Sont au cœur du projet l’art contemporain et l’art conceptuel, tels que pratiqués ici, aujourd’hui, mais aussi dans les années 1970, en Europe. Nous sommes aussi dans un contexte langagier complexe : nous traitions des documents en allemand, issus de la tenue de la documenta 5 et diffusés en Allemagne dans les années 1970; des documents en anglais (originaux ou traduits de l’allemand) produits par ICI à New York en 2011. Quant à nous, nous étions chargées de produire des traductions françaises en contexte québécois et canadien, où le bilinguisme anglais-français est la norme sociale et politique, mais où le français est indissociable de la question identitaire (Québec et francophones du Canada, minoritaires), donc associée à des sensibilités particulières. Le plan d’action que nous nous sommes donné pour atteindre le résultat attendu, soit donner accès au contenu de l’exposition aux visiteurs, a été de réaliser des actions de dévoilement selon une approche adaptative, en utilisant les normes[3] appropriées (ou en les transgressant au besoin) selon les contextes propres au domaine langagier canadien, au domaine de l’art contemporain et au commissariat. Avec le soutien de Geneviève Has, chargée d’enseignement Université du Québec en Outaouais [1] La documenta est un événement artistique qui se produit tous les 5 ans à Kassel, en Allemagne, depuis 1955 et qui fait état de l’art contemporain dans le monde. La première édition a eu lieu à l’initiative d’Arnold Bode qui souhaitait « renouer le dialogue entre l’Allemagne et le reste du monde, afin de réinstaller son pays sur la scène internationale de l’art » (https://www.documenta.de/fr/#). L’objectif était de montrer les artistes et les mouvements artistiques modernes qui avaient été réprimés et considérés comme de l’art dégénéré (Entartete Kunst) durant le régime nazi. La documenta 5, quant à elle, s’est produite en 1972. [2] La traduction dévoilement est présentée par Cordonnier comme «  une position traductive qui consiste à féconder la culture propre en faisant de la montre de la culture de l’Autre le fondement [de notre travail] » (Cordonnier, 2002 : 47). Dans une volonté de donner accès aux visiteurs/lecteurs à toute la portée de l’exposition, nous donnons à voir au public des textes qui laissent « entrevoir la vérité de l’œuvre, étant entendu que cette vérité ne peut être que relative, en liaison aux outils conceptuels qui sont les nôtres actuellement » (Cordonnier, 2002 : 47). Nos outils conceptuels sont le discours sur l’art du commissariat, la recherche en contexte universitaire dans le domaine multidisciplinaire de l’image et dans le domaine langagier. La traduction dévoilement doit aussi se charger de « constituer la culture du Même » (Cordonnier, 2002 : 49), afin que le visiteur ne soit pas perdu, ne se sente pas exclu d’un propos trop hermétique, l’utilisation de ces outils, comme des codes et des normes culturelles et langagières doit se faire de façon active et consciente. [3] Selon Toury (1995), pour devenir traducteur dans un environnement culturel, il faut acquérir un ensemble de normes. Les normes préliminaires orientent le choix des textes à traduire, tandis que les normes opérationnelles guident les décisions prises pendant l’acte de traduction même. Toury considère aussi que les traducteurs peuvent contribuer à l’évolution des normes au fil du temps. https://youtu.be/yRyQhmx5Q_A Références:  Toury, Gideon 1995. « The Nature and Role of Norms in Translation ». In Gideon Toury, Descriptive Translation Studies and Beyond. Amsterdam-Philadelphia : John Benjamins, 1995, p. 53-69. Cordonnier, Jean-Louis 2002. « Aspects culturels de la traduction  : quelques notions clés », Meta : journal des traducteurs/Meta : Translators' Journal, 47, 1, p. 38-50.

    Mélanie Rivet, Université du Québec en Outaouais
    Bio: Mélanie Rivet est auteure, pédagogue, traductrice, assistante de recherche et candidate à la maîtrise en études langagières à l’Université du Québec en Outaouais. Elle s’intéresse à l’influence du mentorat dans le processus de traduction d’une œuvre littéraire, ainsi qu'à la recherche-création en études langagières. Elle a présenté des communications aux colloques annuels de l'Association canadienne de traductologie (2015, Ottawa; 2016, Calgary), ainsi qu'au Colloque mondial de traductologie (Paris, 2017). Elle a publié des articles journalistiques et des œuvres littéraires; initié et animé des séries télévisées sur la création et le domaine langagier.

    Myriam Legault-Beauregard, Université du Québec en Outaouais
    Bio: Myriam Legault-Beauregard étudie à la maîtrise en études langagières de l’Université du Québec en Outaouais. Ses principaux champs d’intérêt sont la traduction de poésie et les mécanismes de consécration des œuvres littéraires. Elle a présenté, parfois à titre de collaboratrice avec des professeures, parfois de façon autonome, des communications au congrès de l’Acfas en 2012, lors du colloque étudiant « Langagiers, langagières, unissons nos voies! » en mars 2015, aux colloques de 2014 et de 2015 de l’Association canadienne de traductologie ainsi qu’au colloque anniversaire des 60 ans de la revue Meta. Elle a en outre participé à une résidence au Centre international de traduction littéraire de Banff en juin 2015.


    L’adaptation des espaces publics à l’aphasie

    (Lien vers la présentation)

    De bonnes mesures sont actuellement prises pour améliorer l’inclusivité et l’accessibilité physique dans les espaces publics. Cependant, l’attention apportée à l’accessibilité à l’information, au langage et à la communication pour les personnes ayant des difficultés de communication est insuffisante. Les déficits de communication sont très frustrants pour les personnes qui en souffrent, car celles-ci sont conscientes de leur incapacité à bien comprendre et à bien communiquer. Le problème est amplifié dans les espaces publics où le bruit et les distractions gênent la concentration. Ces personnes ressentent alors une inquiétude concrète et un grand inconfort. Cette étude vise, entre autres, à mettre au point un dispositif accessible qui exécute des apps accessibles, avec comme objectif ultime d’améliorer l’accessibilité de l’information dans les espaces publics intérieurs tels que des centres commerciaux ou des musées. Nous menons actuellement un sondage auprès de personnes ayant des difficultés de communication et des fournisseurs de soins. Le but du sondage est de collecter et d’analyser les opinions de ces personnes concernant leurs besoins, afin qu’elles puissent tirer davantage parti de leur expérience dans des espaces publics. Dans cette présentation, j’examine et présente les premiers résultats des sondages, qui mettent en évidence la ressemblance des opinions que partagent les participants et les fournisseurs de soins. Certains des résultats démontrent : qu’un dispositif d’assistance les encouragerait à visiter des espaces publics ; que plus le langage est touché et les problèmes physiques sont sévères, plus ces personnes voudront visiter un espace public intérieur et seront portées à s’y rendre fréquemment ; que l’information doit être présentée sous forme d’images et en utilisant des mots simples, avec l’option d’avoir ces mots prononcés simultanément à voix haute. En conclusion, il est clair que les personnes ayant des difficultés de communication représentent les meilleures ressources pour nous guider dans le développement de technologies d’assistance qu’elles pourront et voudront utiliser. Il est également évident que les espaces publics actuels ne sont pas adaptés à cette population, mais que grâce aux technologies d’assistance nous pouvons réduire le niveau d’anxiété ressenti par ces personnes à l’idée de sortir en public pour leur redonner leur autonomie. https://youtu.be/4UjGWBuwXd8

    Christie Brien, Laboratoire lexique mental, CRIUGM, Université de Montréal
    Language and Communication Research Lab, CRIR-HJR, Université McGill
    Bio: Christie Brien est actuellement chercheuse postdoctorante avec Eva Kehayia à l’Université McGill/CRIR et Gonia Jarema à Université de Montréal /CRIUGM. Elle travaille sur un projet visant l’évaluation et l’amélioration de l’accessibilité à la communication pour les personnes aphasiques et autres populations présentant des troubles de langage. Ses intérêts de recherche concernent la psycholinguistique, les troubles du langage et la sensibilisation de la communauté.

    Eva Kehayia, Language and Communication Research Lab, CRIR-HJR, Université McGill
    Bio:

    Gonia Jarema, Laboratoire lexique mental, CRIUGM, Université de Montréal
    Bio:


    Ma recommandation pour le prix de présentation est _________________________________ parce que (laissez vide si rien de positif) :
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    Technologie et méthode (23 novembre 2017, 15:00 à 16:15)

    Présidé par Antonin Rossier-Bisaillon

    À faire avant la journée de présentation:

    1. Lire les résumés des présentations et penser à formuler au moins une question pour chaque présentation (cette question permettra de lancer la discussion si personne du public ne se risque à poser une question).
    2. Réviser les notes biographiques des auteurs et essayer de trouver de l'information pour compléter s'il en manque.

    Marche à suivre pour la présidence d'une séance:

    1. Introduire le thème du bloc très brièvement
    2. Introduire le premier présentateur avant sa présentation, avec le petit texte fourni en bio. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez préalablement demander au présentateur s'il a quelque chose à ajouter.
    3. Montrer au présentateur les cartons pour indiquer le temps. La présentation doit durer 15 minutes et sera suivie d'une période de questions de 5 minutes (pour un total de 20 minutes).
    4. Prendre le micro pour animer la période de questions, assurez-vous que les questions sont posées dans le micro (rien de plus désagréable que de ne pas entendre les questions). Au besoin, demander à un bénévole (si disponible) de vous aider à faire circuler le micro.
    5. Applaudir, prendre la parole pour remercier le présentateur et introduire le présentateur suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du bloc
    6. À la fin de votre bloc, remerciez à nouveau tous les présentateurs et annoncez ce qui arrive immédiatement après (pause, dîner, autre bloc, etc.)
    7. Émettre une recommandation pour les prix, veuillez transmettre votre recommandation à un membre du CA le plus tôt possible. Une seule personne par bloc peut être recommandée. Si personne de votre bloc n'a retenu votre attention, ne vous forcez pas pour recommander quelqu'un. Les critères d'attribution des prix sont : vulgarisation adéquate pour un public multidisciplinaire, caractère multidisciplinaire, intérêt de la recherche et appréciation générale.

    *** Vous pourrez avoir une feuille ou une tablette pour vous aider, mais il est de votre responsabilité de l'amener. SVP veillez à ne pas trop « lire » (on ne s'attend pas à ce que vous connaissiez tout, mais tâchez de regarder le public de temps à autre et d'être dynamiques.)

    Merci beaucoup!



    Language Convergence in Montreal: a 2016 study of the interaction between French and English in the metropole using the rapid and anonymous method

    (Lien vers la présentation)

    Montreal remains a largely multilingual city, resulting in its inhabitants’ frequent need for language negotiation in cross-linguistic interactions. The issue of French and English language convergence is addressed in both research and everyday life. The roots of modern language debates in Quebec lie in the complex history of the province. Since the defeat of France in the Seven Years’ War, which saw the transfer of the colony to British rule, the Francophone community has sought to maintain their status through political action (Heller, 1982:110). With the implementation of the French Language Charter, or “Bill 101”, Bourhis (1984:175) postulated that such status language planning in favour of the French might affect the degree and direction of language convergence during cross-cultural interactions. The present study seeks to compare results obtained in 2016 to those of Bourhis (1984) and Moise and Bourhis (1994) obtained in 1977, 1979 and 1991, as well as to expand on the knowledge of contemporary language convergence in Montreal. Data was collected using the rapid and anonymous method (Labov, 1966), whereby pedestrians (N=161) were asked for directions to the nearest metro in one of four ways: in a Native-like or accented English, or in a Native-like or accented French. The participants were found in two lower-class neighborhoods and two middle-class neighborhood, which served as a proxy for their socioeconomic status. The measure of interest is the language of the response given by the participant. Three hypotheses were tested using Fischer’s exact tests. The results indicate that Francophones’ language convergence behavior in 2016 does not significantly differ from that in 1991 (p=0.731), while Anglophones have significantly increased their language convergence between the same years (p=0.028). Francophones were not found to converge more than Anglophones when addressed both fluently in their non-native language (p>0.669), and in a non-fluent variety of their native language (p>1). Using chi-square tests, two socio-cultural mediating variables were evaluated for their influence on language convergence. Older individuals converge to their non-native language less than do younger adults (X2 (1, N=161)=5.36, p=0.0288). There is no significant difference between the language convergence behavior of middle class and working class individuals (X2 (1, N=161)=0.587, p=0.669). Based on these results, there appears to be a shift in progress whereby Anglophones are increasingly willing to converge to Quebec’s majority language, while Francophones have remained constant in their behavior, thereby showing that the Charter of the French Language helped balance out the status of French and English in Montreal. The difference in language convergence between younger and older adults seems to support this shift, although it may be an age-graded phenomenon rather than a generational attitude shift. https://youtu.be/rvJIUqFshfg References: Bourhis, Richard Y. 1984. Conflict and Language Planning in Quebec. Clevedon, EN: Multilingual Matters Ltd, Heller, Monica M. 1978. ““Bonjour, hello?”: Negotiations of Language Choice in Montreal.” Annual Meeting of the Berkeley Linguistics Society 4:588-597. LABOV, WILLIAM. 1966. The social stratification of English in New York City. Washington: Center for Applied Linguistics. MOISE, LENA C. & RICHARD Y. BOURHIS. 1994. "Langage et Ethnicité: Communication Interculturelle à Montréal, 1977-1991." Canadian Ethnic Studies 26, 1:86-107.  

    Clara Misirliyan, Université de Montréal
    Bio: Elle est étudiante au baccalauréat en orthophonie à l’Université de Montréal et a été étudiante en sciences cognitives à l'université McGill jusqu'en 2016. Elle est intéressée par la recherche en orthophonie, particulièrement en ce qui concerne le multilinguisme.

    Natalie Klein, Université McGill
    Bio: Natalie Klein est étudiante à l'université McGill au baccalauréat en psychologie, elle aimerait faire de la recherche en psychologie, plus particulièrement sur le traitement du langage chez les patients en état végétatif (vegetative state).


    Global Education: Evaluating E-Learning Platforms in Extracurricular Educational Opportunities In Tunisia

    (Lien vers la présentation)

      In this globalized world where torrents of information can smoothly flow from a country to another, global education is facilitated by the advancement of technology. Webinars and E-Learning Platforms are key providers in learning about globalization and participating in the global community. Institutions can use a learning management system (LMS) to manage their overall eLearning program. It is a software program that allows storing eLearning content in one location. Learners and training staff will log into the same point of access to accomplish their appropriate activities. The LMS enhances the tracking of who has completed courses and assessment. The LMS could be based on social forums, blended learning, “gamification”, and Mobile Assisted Language Learning (MALL). This study looked at the use of “E-learning platforms” in teaching the English language during extracurricular educational opportunities in Tunisia. Its aim was to investigate the extent to which learners’  English language skills are evolving during virtual learning environment sessions (E-learning platform sessions in the Houses Of Culture). The evaluation results will help the researcher confirm the possibility of using ELPs (LMSs) in the Tunisian governmental schools and faculties. “Moderate-participant observation” (MPO) and “assessment reports” are used as data collection tools. Moreover, participants are learners from different English levels (from primary school and from the faculties of  Fine Arts and Medical Sciences). These learners were followed over 50 “E-learning platform” (MPO) sessions (during 3 months). MPOs will allow recording sessions in which learners are using LMSs  (I will be either “an insider” or “an outsider” according to the situation). The MPO data will be further analyzed to answer the question of to what extent the chosen LMSs are amenable to promote learners’ language skills.“Assessment reports” include tests and questionnaires to evaluate learners’ linguistic competence changes. These reports are sent to the “Platform” learners via E-mails. Then, learners have to re-sent them to me after answering the questions and doing tasks. In this study, three Learning Management Systems (LMSs) were explored: “Training-online.eu”, “Talentlms.com” and “BrainCert.com”. The reasons for choosing these LMSs are: outstanding reviews from many of their users (government agencies, educational institutions, and companies) and their capability to answer the needs of my students and my (individually designed) eLearning program. The results show that learners’ are motivated to learn the English language using E-learning platforms as they include various teaching materials (i.e. Courses, live classes, YouTube videos, conferences, podcasts, related Android applications and games,  synchronized social networks and forums). Moreover, their vocabulary, speaking, listening, reading, grammar and writing levels evolve. In addition, LMSs allow users complete activities at their own pace. If they need to back up and repeat a segment of a course before moving on. It allows content to be available whenever and wherever it is needed. Besides, users can access courses from different countries. This learning technology can be used in governmental teaching programs (in primary and higher education schools) to communicate around the world, learn more about global current events and developing global education and research. In the light of these results, the researcher makes several pedagogical recommendations. Teachers’ knowledge about LMSs should be updated. Ministries (i.e. Of education) have to train their employees how to teach using platforms. Moreover, companies might also train their staff through LMSs. In this globalized world, designers should not ignore cultural variations when creating LMSs.   List of acronyms:

    LMS Learning Management System
    ELP E-Learning Platform
    MALL Mobile Assisted Language Learning
     

    Marwen Ben Alkilani, Université de Sfax
    Bio: Marwen Ben Alkilani was born in Tunisia on February 8, 1984. He received the MA degree from the Faculty of Mannouba. He is a PHD student in the faculty of letters (Sfax). He is currently a professor of cultural revitalization. He is a member of the Tunisian Association of Young Researchers and the GRAD research unit. He has published many articles on TAYR Quarterly. He published a book on communicative language teaching in "Lambert Academic publishing" center (Germany). He also made several presentations in the British Council international conferences. His research interests include ELT, ESP, MALL and curriculum design.


    La traduction comme instrument paradiplomatique : langues, publics cibles et discours indépendantiste en Catalogne

    (Lien vers la présentation)

    Les études portant spécifiquement sur le rôle de la traduction dans les processus d’indépendance politique sont peu nombreuses, et ce, même si la traductologie s’intéresse grandement aux enjeux politiques et aux questions de pouvoir. La présente communication ancrée dans l’actualité pose un regard sur le rôle de la traduction dans le processus d’indépendance de la Catalogne, de même que sur le concept de paradiplomatie en traductologie. En effet, dans la foulée de la crise juridico-politique de 2010 entourant le statut de la Catalogne en Espagne, la société civile catalane a mis en œuvre une importante campagne de traduction pro-indépendance afin de sensibiliser la communauté internationale à la cause indépendantiste catalane. Notre corpus est composé de 21 documents produits et traduits en deux langues ou plus entre 2010 et 2014 et dont le sujet principal est l’indépendance de cette communauté autonome espagnole. Notre objectif consiste à étudier le phénomène de la traduction comme instrument paradiplomatique, en explorant tout particulièrement le choix des langues et des publics cibles, de même que le discours véhiculé par cette campagne de traduction multilingue. Notre recherche repose sur deux approches, l’une descriptive et l’autre analytique à l’appui de travaux qui s’inscrivent en sociologie de la traduction, en sociologie des langues, en études postcoloniales et en analyse du discours. L’approche descriptive expose comment s’articule cette campagne de traduction et s’intéresse tant au contenu des documents qu’à leur paratexte. L’approche analytique comporte deux volets. Le premier consiste en une analyse générale des 21 documents et concerne le contenu d’ensemble, les thématiques, les objectifs, les langues et publics cibles, et les agents. Le deuxième volet consiste en une analyse critique du discours dans les trois livres qui font partie du corpus. Nos résultats démontrent que le principal public cible de cette campagne de traduction est l’Union européenne et qu’elle vise à légitimer l’indépendance de la Catalogne face à ce public cible, mais aussi face à la communauté internationale. https://youtu.be/LRtHg7IRv2E

    Marc Pomerleau, Doctorant, Université de Montréal
    Bio: Traducteur agréé, Marc Pomerleau est chargé de cours au Département de littératures et de langues du monde et au Département de linguistique et de traduction de l’Université de Montréal. Il fait également partie du groupe de recherche sur l’Histoire de la traduction en Amérique latine (HISTAL) et collabore à la section d’études catalanes de l’UdeM. Il s’intéresse aux questions langagières touchant la Péninsule ibérique et l’Amérique latine, tout particulièrement aux langues minoritaires et aux liens entre traduction, histoire et politique. Parmi ses publications sur la Catalogne, notons « Quelle(s) langue(s) pour une Catalogne indépendante? », « Des traducteurs activistes en Catalogne » et « Indépendance de la Catalogne : quand la traduction se mêle du débat ». La présente communication fait état des résultats de sa thèse doctorale – dirigée par Chantal Gagnon et Georges Bastin et déposée à l’été 2017 – sur la traduction indépendantiste en Catalogne pendant la période 2010-2014.


    Ma recommandation pour le prix de présentation est _________________________________ parce que (laissez vide si rien de positif) :
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    Atelier du RIC-PCBF/UdeM (23 novembre 2017, 16:30 à 17:30)

    Présidé par Eve-Marie Gendron-Pontbriand

    À faire avant la journée de présentation:

    1. Lire les résumés des présentations et penser à formuler au moins une question pour chaque présentation (cette question permettra de lancer la discussion si personne du public ne se risque à poser une question).
    2. Réviser les notes biographiques des auteurs et essayer de trouver de l'information pour compléter s'il en manque.

    Marche à suivre pour la présidence d'une séance:

    1. Introduire le thème du bloc très brièvement
    2. Introduire le premier présentateur avant sa présentation, avec le petit texte fourni en bio. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez préalablement demander au présentateur s'il a quelque chose à ajouter.
    3. Montrer au présentateur les cartons pour indiquer le temps. La présentation doit durer 15 minutes et sera suivie d'une période de questions de 5 minutes (pour un total de 20 minutes).
    4. Prendre le micro pour animer la période de questions, assurez-vous que les questions sont posées dans le micro (rien de plus désagréable que de ne pas entendre les questions). Au besoin, demander à un bénévole (si disponible) de vous aider à faire circuler le micro.
    5. Applaudir, prendre la parole pour remercier le présentateur et introduire le présentateur suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du bloc
    6. À la fin de votre bloc, remerciez à nouveau tous les présentateurs et annoncez ce qui arrive immédiatement après (pause, dîner, autre bloc, etc.)
    7. Émettre une recommandation pour les prix, veuillez transmettre votre recommandation à un membre du CA le plus tôt possible. Une seule personne par bloc peut être recommandée. Si personne de votre bloc n'a retenu votre attention, ne vous forcez pas pour recommander quelqu'un. Les critères d'attribution des prix sont : vulgarisation adéquate pour un public multidisciplinaire, caractère multidisciplinaire, intérêt de la recherche et appréciation générale.

    *** Vous pourrez avoir une feuille ou une tablette pour vous aider, mais il est de votre responsabilité de l'amener. SVP veillez à ne pas trop « lire » (on ne s'attend pas à ce que vous connaissiez tout, mais tâchez de regarder le public de temps à autre et d'être dynamiques.)

    Merci beaucoup!



    Francophonie: enrichissement interculturel ou domination linguistique?

    (Lien vers la présentation)

    Ndiogosse Soce, RIC-PCBF/UdeM
    Bio:

    Mamady Kourouma, RIC-PCBF/UdeM
    Bio:

    Mei Gamaleldin, RIC-PCBF/UdeM
    Bio:

    Beralus Joseph, RIC-PCBF/UdeM
    Bio:

    Josephine Yammine, RIC-PCBF/UdeM
    Bio:


    Ma recommandation pour le prix de présentation est _________________________________ parce que (laissez vide si rien de positif) :
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    Littératures traduites (24 novembre 2017, 09:15 à 10:05)

    Présidé par Eve-Marie Gendron-Pontbriand

    À faire avant la journée de présentation:

    1. Lire les résumés des présentations et penser à formuler au moins une question pour chaque présentation (cette question permettra de lancer la discussion si personne du public ne se risque à poser une question).
    2. Réviser les notes biographiques des auteurs et essayer de trouver de l'information pour compléter s'il en manque.

    Marche à suivre pour la présidence d'une séance:

    1. Introduire le thème du bloc très brièvement
    2. Introduire le premier présentateur avant sa présentation, avec le petit texte fourni en bio. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez préalablement demander au présentateur s'il a quelque chose à ajouter.
    3. Montrer au présentateur les cartons pour indiquer le temps. La présentation doit durer 15 minutes et sera suivie d'une période de questions de 5 minutes (pour un total de 20 minutes).
    4. Prendre le micro pour animer la période de questions, assurez-vous que les questions sont posées dans le micro (rien de plus désagréable que de ne pas entendre les questions). Au besoin, demander à un bénévole (si disponible) de vous aider à faire circuler le micro.
    5. Applaudir, prendre la parole pour remercier le présentateur et introduire le présentateur suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du bloc
    6. À la fin de votre bloc, remerciez à nouveau tous les présentateurs et annoncez ce qui arrive immédiatement après (pause, dîner, autre bloc, etc.)
    7. Émettre une recommandation pour les prix, veuillez transmettre votre recommandation à un membre du CA le plus tôt possible. Une seule personne par bloc peut être recommandée. Si personne de votre bloc n'a retenu votre attention, ne vous forcez pas pour recommander quelqu'un. Les critères d'attribution des prix sont : vulgarisation adéquate pour un public multidisciplinaire, caractère multidisciplinaire, intérêt de la recherche et appréciation générale.

    *** Vous pourrez avoir une feuille ou une tablette pour vous aider, mais il est de votre responsabilité de l'amener. SVP veillez à ne pas trop « lire » (on ne s'attend pas à ce que vous connaissiez tout, mais tâchez de regarder le public de temps à autre et d'être dynamiques.)

    Merci beaucoup!



    Theosophical Bhagavad Gita Translations in the late 19th and early 20th Century. "Esoteric Translations" as Cardinal Features of the Global-Colonial Discourse

    (Lien vers la présentation)

    Thesis Translations as such are invisible in their place of use, as Lavinia Heller puts it.1 Therefore, they become authoritative representations of the other, as they make otherness comprehensible. At the same time the translator and his motivations for translating vanish in the purpose of bridging an information gap between cultures. Hence, I argue, that examining translational endeavours is key to research concerned with transcultural encounters. Furthermore, research on theosophical translations is crucial for understanding the global-colonial discourse in the late 19th and the early 20th centuries as the Theosophical Society was a major cultural broker between India and the West. It will be shown that theosophical translations were fundamentally informed by the dimensions of heterodoxy and orthodoxy and different epistemologies. Translation within the Theosophical Society Focussing on a prominent text, the Bhagavad Gita (hereafter: BhG), I will examine the discourse on translations within the Theosophical Society. By closely examining Annie Besant's Bhagavad Gita translations, which were published in several editions (1895, 1896, 1904, 1905 and 1907, reprinted 1908, 1911 and 1922) I will ponder upon basic translational difficulties such as the adaption of concepts of foreign cultures in a new cultural context and the question of untranslatability. These difficulties do not only concern translations of Indian "sacred text" but are crucial for all texts translated or used within a colonial discursive continuum. This is especially true for "sacred texts" as they contain concepts that usually need further exegesis. Therefore, their proper translation is highly contested. Besant's editions of the BhG differ significantly not only in terms of the translation itself but as well in their para texts and intended purposes. It can be shown that Besant changed her epistemological approach several times which led to different translations. Comparing these translations to the translations of other Theosophists (Mohini Mohun Chatterji, BhG-Translation 1887, T. Subba Row, party BhG-Translation in lecture text, Quan Judge, BhG-Translation, 1890) shows that these differ notably and are sometimes even opposed to each other. If we examine theosophical journals it becomes obvious that translations were widely discussed, applauded and criticised. Not only does this disclose that translations were important for negotiations of orthodoxy and heterodoxy within the Theosophical Society but that fundamental questions of accessing "occult wisdom" underlie these discussions.
    1 See Heller, Lavinia, 2013: Translationswissenschaftliche Bergiffsbildung und das Problem der performativen Unauffälligkeit. https://youtu.be/qnhu9N1gCdE
    Bibliography Bergunder, Michael: Die Bhagavadgita im 19. Jahrhundert. Hinduismus, Esoterik und Kolonialismus. In: Westliche Formen des Hinduismus in Deutschland. Eine Übersicht. Hrsg. von Michael Bergunder. Halle: Verlag der Franckeschen Stiftungen 2006. Heller, Lavinia: Translationswissenschaftliche Begriffsbildung und das Problem der performativen Unauffälligkeit von Translation. Berlin: Frank & Timme 2013. Israel, Hephzibah: Translating the Sacred. Colonial Constructions and Postcolonial Perspectives. In: A Companion to Translation Studies. Hrs. von Sandra Bermann u. Catherine Porter. Chichester, West Sussex: Wiley Blackwell 2014. Long, Lynne: The Translation of Sacred Texts. In: The Routledge Handbook of Translation Studies. Hrs. von Carmen Millán u. Francesca Bartrina. Milton Park, Abingdon, NY: Routledge 2013. Malinar, Angelika: The Bhagavadgītā. Doctrines and Contexts. Cambridge: Cambridge University press 2007. Sharpe, Eric John: The Universal Gītā. Western Images of the Bhagavadgītā / A Bicentenary Survey. London: Duckworth 1985.

    Yves Mühlematter, Universität Freiburg
    Bio: I studied Religionswissenschaften (religious studies) in Fribourg, Switzerland and curently I am working on my PhD thesis in the research project of Prof. Zander with the title  "Die Genese der universitären Religionswissenschaft in der Auseinandersetzung mit nichthegemonialen, insbesondere theosophischen Traditionen" . My field of work is translation in general and translations within the Theosophical Society in particular.


    La littérature germanophone d'auteures d’origine (post-)soviétique: un exemple de traduction culturelle

    (Lien vers la présentation)

    Notre recherche s'intéresse à la représentation des lieux de transit culturels et des processus de construction identitaire dans des textes en langue allemande d'auteures d'origine (post-)soviétique installées en Allemagne: Olga Grjasnowa (Die juristische Unschärfe einer Ehe, 2014), Nellja Veremej (Berlin liegt im Osten, 2013), und Nino Haratischwili (Das achte Leben (Für Brilka), 2014). Nous soutenons qu'écrire dans une langue déterritorialisée (Deleuze et Guattari 1975) s'apparente au travail du traducteur. Notre théorie trouve sa source dans les écrits de Doris Bachmann-Medick qui, depuis The Translational Turn, a jeté les bases de ce qu'elle souhaite être un « translational turn » dans les études culturelles, qui serait lui-même la suite logique du « cultural turn » en traductologie. Elle soutient dans ce texte que dans un monde globalisé où les les processus de médiation et les difficultés de transfert requièrent une attention toute particulière, la traduction devient à la fois une condition aux relations d’échange globales et un médium qui permet de révéler les différences culturelles et les déséquilibres de pouvoir (Bachmann-Medick 2009). Grjasnowa, Veremej et Haratischwili, dans leurs récits portant sur leur(s) pays d’origine et sur la migration, traduisent leur culture et « leur » expérience du contexte culturel d'origine vers un contexte cible; par conséquent, leurs textes doivent être considérés comme des « translations without originals » (Apter 2006). Tout comme Apter, qui soutient dans Against World Literature (2013) que la littérature-monde n'est pas synonyme d'universalité, et qui souligne l'importance de l'intraduisibilité, les textes transnationaux issus de notre corpus ne sont pas analysés comme des universalismes sans origine particulière, mais plutôt comme le résultat d'un processus de traduction, pour lesquels le système cible (Vermeer 2004) y joue un rôle tout aussi important. Utiliser la traduction comme point de départ théorique nous permet de souligner non pas l'hybridité de la littérature transculturelle, mais plutôt le dialogue entre deux cultures qui en résulte, alors que celles-ci se trouvent reterritorialisées et ancrées dans le contexte germanophone. C'est dans cet esprit que nous présentons ici une analyse des textes de notre corpus à l'aide de critères issus du domaine de la traduction et de la traductologie, comme l'intraduisibilité, le public visé, les problèmes de traduction, etc., ce qui constitue une tentative d'appliquer la théorie du « translational turn » à la littérature. https://youtu.be/KeB3Og72IXo Bibliographie: Apter, E. (2013). Against World Literature : On the Politics of Untranslatability. London, New York: Verso. Bachmann-Medick, D. (2009). „Introduction: The translational turn“. In: Translation Studies, 2/1. Bassnett, S. & Lefevere, A. (1998). Constructing Cultures: Essays on Literary Translation. Clevedon: Multilingual Matters. Ette, O. (2005). ZwischenWeltenSchreiben. Literaturen ohne festen Wohnsitz. Berlin: Kulturverlag Kadmos. Yildiz, Y. (2011). Beyond the Mother Tongue. The Postmonolingual Condition. New York: Fordham University Press.

    Marie-Christine Boucher, IPP - Justus-Liebig-Universität Gießen
    Bio: Mes principaux intérêts de recherche sont la théorie du translational turn, particulièrement dans son application pour la recherche en littérature, les questions linguistiques et identitaires et l'écriture en langue étrangère.


    Ma recommandation pour le prix de présentation est _________________________________ parce que (laissez vide si rien de positif) :
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    Acquisition (24 novembre 2017, 10:30 à 12:10)

    Présidé par Amélia Manolescu

    À faire avant la journée de présentation:

    1. Lire les résumés des présentations et penser à formuler au moins une question pour chaque présentation (cette question permettra de lancer la discussion si personne du public ne se risque à poser une question).
    2. Réviser les notes biographiques des auteurs et essayer de trouver de l'information pour compléter s'il en manque.

    Marche à suivre pour la présidence d'une séance:

    1. Introduire le thème du bloc très brièvement
    2. Introduire le premier présentateur avant sa présentation, avec le petit texte fourni en bio. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez préalablement demander au présentateur s'il a quelque chose à ajouter.
    3. Montrer au présentateur les cartons pour indiquer le temps. La présentation doit durer 15 minutes et sera suivie d'une période de questions de 5 minutes (pour un total de 20 minutes).
    4. Prendre le micro pour animer la période de questions, assurez-vous que les questions sont posées dans le micro (rien de plus désagréable que de ne pas entendre les questions). Au besoin, demander à un bénévole (si disponible) de vous aider à faire circuler le micro.
    5. Applaudir, prendre la parole pour remercier le présentateur et introduire le présentateur suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du bloc
    6. À la fin de votre bloc, remerciez à nouveau tous les présentateurs et annoncez ce qui arrive immédiatement après (pause, dîner, autre bloc, etc.)
    7. Émettre une recommandation pour les prix, veuillez transmettre votre recommandation à un membre du CA le plus tôt possible. Une seule personne par bloc peut être recommandée. Si personne de votre bloc n'a retenu votre attention, ne vous forcez pas pour recommander quelqu'un. Les critères d'attribution des prix sont : vulgarisation adéquate pour un public multidisciplinaire, caractère multidisciplinaire, intérêt de la recherche et appréciation générale.

    *** Vous pourrez avoir une feuille ou une tablette pour vous aider, mais il est de votre responsabilité de l'amener. SVP veillez à ne pas trop « lire » (on ne s'attend pas à ce que vous connaissiez tout, mais tâchez de regarder le public de temps à autre et d'être dynamiques.)

    Merci beaucoup!



    La performance des enfants bilingues dans la tâche de répétition de non-mots de Courcy

    (Lien vers la présentation)

    L’évaluation langagière des enfants bilingues continue d’être un défi pour les cliniciens. Sans outils d’évaluation normés pour les enfants bilingues, il devient alors difficile de distinguer les enfants bilingues avec un trouble primaire du langage des enfants bilingues avec un retard d’acquisition d’une langue seconde. Dans la littérature, plusieurs indicateurs sont proposés pour mieux diagnostiquer un trouble développemental du langage chez les enfants bilingues. La tâche de répétition de non-mots est d’ailleurs recommandée comme un outil de dépistage prometteur (Boerma et al., 2015). Cette tâche a été conçue pour minimiser l’influence des connaissances d’une langue spécifique et plutôt se concentrer sur le traitement linguistique (Thordardottir & Brandeker, 2013).

    Le but de cette présentation est de décrire les résultats des enfants allophones dans une tâche de répétition de non-mots. Nous avons évalué 55 enfants allophones à la fin de la maternelle avec la tâche de répétition de non-mots de Courcy (2002). Une transcription des productions des enfants a été complétée et utilisée pour les analyses de production des phonèmes. Les résultats démontrent que les enfants ont un taux de précision généralement élevé (moyenne de 86% pour les consonnes) alors que le nombre de non-mots répétés était faible. 

    L’analyse de ces résultats nous permettra d’établir des normes pour les enfants bilingues au niveau du nombre de non-mots correctement répétés et du pourcentage de phonèmes correctement produits (consonnes et voyelles). Ces normes sont d’autant plus importantes sachant qu’il n’est pas approprié de comparer les enfants bilingues à leurs pairs unilingues (Fabiano-Smith & Barlow, 2010).

    https://youtu.be/aQb60Gapqxw

    Rabia Sabah Meziane, Université de Montréal
    Bio: À vérifier si c'est à jour Sabah Meziane est étudiante au doctorat en sciences biomédicales option orthophonie. Son projet doctoral porte sur le développement de la phonologie chez une population bilingue arabe-français. Elle est orthophoniste au CHU Ste-Justine et chargée de cours à l'école d'orthophonie et d'audiologie de l'Université de Montréal.

    Andrea Macleod, Université de Montréal
    Bio:


    Exploration du lien entre la production d’indices prosodiques chez les bilingues français-anglais et la connectivité fonctionnelle cérébrale : résultats préliminaires

    (Lien vers la présentation)

    Un nombre croissant d’études tend à démontrer que les différents facteurs associés au bilinguisme (âge d’acquisition, contexte d’usage, langues impliquées, etc.) influencent non seulement la compétence en langue seconde, mais aussi le développement de structures cérébrales. Dans cette optique, la présente étude a pour but d’examiner la relation entre la connectivité fonctionnelle cérébrale et l’utilisation appropriée de variables prosodiques en langue maternelle (L1) et en langue seconde (L2). Une précédente étude comportementale nous a permis d’observer que la dominance relative (L1/L2) chez les bilingues permet de prédire l’utilisation de la durée syllabique dans la production d’accents lexicaux et d’allongement finaux en anglais, et ce indépendamment de la L1. Un sous-groupe de participants de cette étude a par la suite pris part à une séance d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) au repos afin d’observer les patrons de connectivité fonctionnelle spontanée entre diverses aires cérébrales. Le niveau de connectivité sert ici à estimer les variations neurophysiologiques associées à différentes variables caractérisant l’expérience bilingue. Des analyses préliminaires démontrent que les stratégies de manipulation de l’allongement en anglais (que les allongements soient appropriés ou non) permettent de prédire le niveau de connectivité cérébrale entre des aires langagières (pars triangularis, gyrus temporal supérieur) et des aires cérébrales traditionnellement associées à la planification phonologique et articulatoire (gyrus supramarginal et gyrus précentral, aire motrice supplémentaire). Dans leur ensemble, ces résultats appuient l’idée que l’expérience bilingue influence à la fois un développement comportemental et neurophysiologique impliquant des structures cérébrales particulières. https://youtu.be/R_YM2pGl6hA

    Annie Gilbert, Chercheure postdoctorale, Université McGill
    Bio: Mme Gilbert a fait son doctorat sous la co-supervision de Dr Victor Boucher au Laboratoire de sciences phonétiques de l’Université de Montréal et de Dr Boutheina Jemel au Laboratoire de recherche en neurosciences et électrophysiologie cognitive de l’Hôpital Rivière-des-Prairies. Elle a par la suite fait un premier stage postdoctoral en psychologie à l’Université McGill sous la direction de Dr Debra Titone et est depuis 2014 stagiaire postdoctorale à l’École des sciences de la communication humaine de l’Université McGill, sous la supervision de Dr Shari Baum. Les travaux de Mme Gilbert portent principalement sur le traitement et la production de la prosodie, à l’aide de designs alliant les mesures comportementales à l’électrophysiologie cognitive, l’oculométrie et l’imagerie médicale.

    Shanna Kousaie, Chercheure postdoctorale, Université McGill
    Bio: Shanna Kousaie est affiliée au Centre de recherche sur la cerveau, le langage et la musique (CRBLM), et à l'Unité de neurosciences cognitives de l'Institut neurologique de Montréal. Research interests: Bilingualism, language processing, cognitive control, aging, neuroimaging (MRI, EEG/ERP).

    Max Wolpert, Centre de Recherche sur le Cerveau, le Langage et la Musique
    Bio:

    Denise Klein, Université McGill
    Bio: Denise Klein est affiliée au Centre de recherche sur la cerveau, le langage et la musique (CRBLM), à l'Unité de neurosciences cognitives de l'Institut neurologique de Montréal et au Department of Neurology and Neurosurgery de l'Université McGill.

    Shari R. Baum, Université McGill
    Bio: Shari R. Baum est affiliée à l'École des sciences de la communication humaine de l'Université McGill et au Centre de recherche sur la cerveau, le langage et la musique (CRBLM).


    Le déplacement en français martiniquais : comparaison des productions d'enfants et d'adultes martiniquais avec celles de locuteurs du français lyonnais

    (Lien vers la présentation)

    Les locuteurs du français martiniquais (FM) évoluent au sein d’un environnement linguistique où le FM côtoie le créole martiniquais (CM). Les alternances codiques ainsi que les emprunts lexicaux et syntaxiques quotidiens donnent lieu à une zone discursive interlectale (cf., Prudent 1981, 2005), qui confère au parler des habitants de la Martinique un ensemble d’expressions (style rhétorique) qui leur sont propres (cf., Slobin 1996). La culture martiniquaise est donc distincte de celle de la France hexagonale, malgré le rattachement politique à cette dernière. Une des façons de caractériser le style rhétorique d’une langue est d’analyser la façon qu’ont les locuteurs d’exprimer un déplacement. Le déplacement représente un changement de position dans l’espace, et certaines langues ont tendance à verbaliser la manière (M) de se déplacer dans le verbe principal et la trajectoire (T) du déplacement dans un satellite (langues à satellites ; ex : They dancedM downT the street), et d’autres à encoder M dans une subordonnée et T dans le verbe principal (langues à cadrage verbal ; ex : Ils ont descenduT la rue en dansantM) (Talmy, 2000). Toutefois, cet encodage reflète de grandes tendances et n’exclut pas d’autres possibilités de lexicalisation pour une même langue. Alors que la majorité des études comparent l’encodage de M et T au sein de langues génétiquement distinctes (ex : anglais vs. turc), peu a été fait sur la comparaison de cet encodage au sein des dialectes d’une même langue. C’est pourquoi nous avons choisi de comparer l’encodage de M et de T chez des francophones de la Martinique et chez des francophones de Lyon (France hexagonale). En effet, nous pensons que des différences pourraient émerger en raison des particularités culturelles et linguistiques de la Martinique. Pour ce faire, nous allons demander à des enfants de 7 ans (=20) et à des adultes (=10) parlant le français martiniquais de raconter une histoire à partir d’images (Frog, where are you?). Les données complémentaires seront tirées du corpus de Hickmann et Kern, constitué à partir du même matériel (Frog, where are you?) et mis en accès libre sur CHILDES. Cela nous permettra de comparer les items grammaticaux et lexicaux permettant d’encoder M et T en français martiniquais et en français lyonnais. https://youtu.be/Yjf4iBXXPo4 Références : Prudent, L.-F. (1981). Diglossie et interlecte. Langages, 13-38. Prudent, L.-F. (2005). Interlecte et pédagogie de la variation en pays créoles. In L.-F. Prudent, F. Tupin, & S. Wharton (Eds.), Du plurilinguisme à l'école : vers une gestion coordonnée des langues en contextes éducatifs sensibles (pp. 359-378). Berne Suisse: Peter Lang. Slobin, D. I. (1996). From « thought and language » to « thinking for speaking ». In J. J. Gumperz & S. C. Levinson (Eds.), Rethinking linguistic relativity (pp. 70-96). Cambridge: Cambridge university Press. Talmy, L. (2000). Toward a cognitive semantics. Cambridge, Massachusetts: MIT Press.

    Noémie François-Haugrin, Université du Québec à Montréal
    Bio: Je m'intéresse au créole et au français martiniquais, deux langues en contact et en situation de mélange codique, qui sont parlées sur mon île natale, la Martinique. Durant mon bac en linguistique, je me suis penchée sur la comparaison du lexique verbal du créole haïtien et du créole martiniquais. Actuellement, je prépare mon mémoire, qui porte sur l'acquisition de l'expression du déplacement en français martiniquais.


    Le subjonctif chez les bilingues français-espagnol : une langue minoritaire peut-elle influencer une langue dominante et majoritaire ?

    (Lien vers la présentation)

    Le contraste modal subjonctif/indicatif a récemment éveillé un grand intérêt au sein de la recherche sur l’acquisition de langues secondes (L2) (Borgonovo, de Garavito, & Prévost, 2015; Boudreau, 2007) et de langue d’origine (LO) (Montrul, 2007). En comparant les locuteurs de L2 et de LO, des études antérieures ont souligné le fait que les locuteurs de LO ne sont pas toujours avantagés lorsque comparées à des locuteurs de L2, particulièrement si l’on considère des phénomènes de la langue qui apparaissent tardivement dans le processus d’acquisition. La sélection modale dans les propositions relatives en espagnol en est un bon exemple (Montrul et Perpiñán, 2011) puisqu’il s’agit d’un phénomène qui dont l’acquisition ne se complète que vers l’âge de 12 ans (Blake, 1983). Ce qui a moins été étudié, toutefois, est l’influence de la L2/LO sur la langue première (L1), spécialement lorsque la L2/LO est une langue minoritaire. La présente étude s’intéresse à ce phénomène chez les locuteurs d’espagnol comme L2 et LO, dans le contexte montréalais où le français est la langue majoritaire et l’espagnol, une langue minoritaire. Afin d’analyser la sélection modale dans les deux langues, deux tâches de jugement de combinaison de propositions en espagnol (l’une orale, l’autre écrite) et une autre de production écrite en français ont été complétées par deux groupes de participants bilingues français-espagnol résidant à Montréal, soit un groupe d’espagnol LO (n=15) et un autre d’espagnol L2 (n=15). Le français était la langue dominante de tous les participants et leur niveau d’espagnol était élevé. En plus des deux groupes bilingues, un groupe de locuteurs natifs de l’espagnol (L1ES, n=15) et un autre de locuteurs natifs du français (L1FR, n=15) ont servi de contrôles pour chacune des deux langues, respectivement. Les résultats de la tâche écrite en espagnol indiquent que les locuteurs de L2 se rapprochent davantage des performances du groupe contrôle (L1ES) que les locuteurs de LO, de manière similaire à ce qu’ont observé Montrul et Perpiñan (2011). Les résultats de la tâche orale en espagnol vont dans la même direction, avec une différence moins marquée entre les groupes de L2 et LO. Quant à la tâche en français, tous les bilingues (L2 et LO) utilisent davantage le subjonctif que le groupe contrôle (L1FR) et leur distribution du subjonctif est similaire à celle observée en espagnol. À la lumière des résultats du groupe L1FR, l’utilisation du subjonctif en français dans les propositions relatives n’est pas l’option privilégiée par les locuteurs natifs. Malgré cela, il semblerait que les patrons de sélection modale en espagnol — LO ou L2, et non-dominante — influencent la sélection modale en français — L1 et dominante — du moins chez les locuteurs ayant une maitrise avancée de l’espagnol. https://youtu.be/nuv8oCRAOi8 Références Blake, R. 1983. Mood Selection among Spanish-Speaking Children, Ages 4 to 12. Bilingual Review, 10, 1, 21-32. Borgonovo, C., Bruhn de Garavito, J. and Prévost, P. 2015. Mood selection in relative clauses: Interfaces and variability. Studies in SecondLanguageAcquisition 37(1): 33-69. Montrul, S. 2007. Interpreting mood distinctions in Spanish as a heritage language. Dans R. C. Kim Potowski (éd.), Spanish in contact: policy, social and linguistic inquiries (pp.23-39). Amsterdam: John Benjamins. Montrul, S. y Perpiñán, S. 2011. Assessing Differences and Similarities between Instructed Heritage Language Learners and L2 Learners in Their Knowledge of Spanish Tense-Aspect and Mood (TAM) Morphology.Heritage Language Journal, 8(1), 90–133.

    Maura Cruz Enríquez, Université de Montréal
    Bio: Intérêts de recherche : l'acquisition de langues secondes, les langues héritées, la sélection modale et les temps verbaux en espagnol. Intereses de investigación : Adquisición de lenguas segundas, adquisición de lenguas de herencia, selección modal en español, tiempos

    Anahí Alba de la Fuente, Université de Montréal
    Bio:

    Hugues Lacroix, Université de Montréal
    Bio: Hugues Lacroix a terminé en 2016 une maitrise en études hispaniques (option enseignement de l’espagnol) à l’Université de Montréal et il est maintenant au doctorat en cotutelle de thèse avec l'Université de Montréal et l'Université Bordeaux-Montaigne, en France. Il s’intéresse à l’acquisition et à la didactique de l’espagnol comme langue étrangère (ELE) et à l’acquisition de langues tierces de manière plus générale.


    Ma recommandation pour le prix de présentation est _________________________________ parce que (laissez vide si rien de positif) :
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    Description linguistique (24 novembre 2017, 14:00 à 15:15)

    Présidé par Julien Plante-Hébert

    À faire avant la journée de présentation:

    1. Lire les résumés des présentations et penser à formuler au moins une question pour chaque présentation (cette question permettra de lancer la discussion si personne du public ne se risque à poser une question).
    2. Réviser les notes biographiques des auteurs et essayer de trouver de l'information pour compléter s'il en manque.

    Marche à suivre pour la présidence d'une séance:

    1. Introduire le thème du bloc très brièvement
    2. Introduire le premier présentateur avant sa présentation, avec le petit texte fourni en bio. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez préalablement demander au présentateur s'il a quelque chose à ajouter.
    3. Montrer au présentateur les cartons pour indiquer le temps. La présentation doit durer 15 minutes et sera suivie d'une période de questions de 5 minutes (pour un total de 20 minutes).
    4. Prendre le micro pour animer la période de questions, assurez-vous que les questions sont posées dans le micro (rien de plus désagréable que de ne pas entendre les questions). Au besoin, demander à un bénévole (si disponible) de vous aider à faire circuler le micro.
    5. Applaudir, prendre la parole pour remercier le présentateur et introduire le présentateur suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du bloc
    6. À la fin de votre bloc, remerciez à nouveau tous les présentateurs et annoncez ce qui arrive immédiatement après (pause, dîner, autre bloc, etc.)
    7. Émettre une recommandation pour les prix, veuillez transmettre votre recommandation à un membre du CA le plus tôt possible. Une seule personne par bloc peut être recommandée. Si personne de votre bloc n'a retenu votre attention, ne vous forcez pas pour recommander quelqu'un. Les critères d'attribution des prix sont : vulgarisation adéquate pour un public multidisciplinaire, caractère multidisciplinaire, intérêt de la recherche et appréciation générale.

    *** Vous pourrez avoir une feuille ou une tablette pour vous aider, mais il est de votre responsabilité de l'amener. SVP veillez à ne pas trop « lire » (on ne s'attend pas à ce que vous connaissiez tout, mais tâchez de regarder le public de temps à autre et d'être dynamiques.)

    Merci beaucoup!



    Étude descriptive du lieu d’articulation chez un groupe de locuteurs de la LSQ âgés de 63 à 81 ans

    (Lien vers la présentation)

    Au Québec, la population sourde utilise majoritairement la langue des signes québécoise (LSQ). Pourtant, la langue et la culture de ces locuteurs demeurent encore méconnues du reste de la population québécoise. Dans le contexte alarmant où la mondialisation amène l’étiolement des langues minoritaires, nous nous intéressons à recueillir le lègue d’une génération linguistiquement unique, celui des ainés sourds (Luna, 2015). Ainsi, cette étude s’intéresse aux variations phonologiques dans un groupe de sept locuteurs sourds âgés entre 63 et 81 ans ayant la LSQ pour langue première.

    Nos résultats reposent sur des productions de noms en forme de citation analysées selon les trois principaux constituants phonologiques des langues des signes : la configuration manuelle, le lieu d’articulation et le mouvement (Stokoe, 1960/2005). Toutefois, dans le cadre de cette étude, nous nous sommes penchées sur la variation du lieu d’articulation. Les noms produits par les participants sont les mêmes que ceux décrits dans un outil d’évaluation phonologique (Parisot, s.d.). Cet outil rend compte des constituants phonologiques de signes simples, censés être connus autant par les enfants que par les plus âgés. L’élicitation des noms a été faite à partir d’images afin de n’obtenir qu’un seul signe pour chaque nom. Tous les participants ont été filmés, ce qui a permis l’analyse fine de leurs productions. Un total de 35 signes, produits minimalement par deux de nos sept participants, forme le corpus de 158 occurrences. Notre analyse nous a permis de vérifier si les productions des ainés sourds atteignaient, entre autres, le lieu d’articulation attendu selon ce qui est décrit dans l’outil phonologique.

    Compte tenu que les aspects de la phonologie dans les langues des signes requièrent beaucoup d’effort des articulateurs du corps humain, l’hypothèse soulevée est que les variations phonologiques observées seraient liées au vieillissement naturel des articulateurs. De ce fait, nos résultats tendent à montrer que les participants produisent les signes majoritairement plus bas que ce qui était attendu. Malgré l’observation de ces variations, les participants produisent le signe attendu tout en respectant le principe du contraste signifiant (Villeneuve et Parisot, 2007). Ce principe stipule que tant que les variations phonétiques ne dépassent pas les contraintes phonologiques d’un signe, la compréhension demeure stable. Plusieurs limites nous empêchent de valider notre hypothèse, mais certains indicateurs tendent à penser que le vieillissement aurait une influence sur la production des ainés. Ce travail constitue tout de même un apport important dans l’enrichissement des connaissances sur la LSQ produite par des ainés sourds.

    https://youtu.be/ovtUZ5GTIYY

    Laurence Gagnon, Université du Québec à Montréal
    Bio: Laurence Gagnon est étudiante à la maitrise en linguistique à l'Université du Québec à Montréal (bachelière ès arts linguistique). Ses intérêts de recherche portent sur la langue des signes québécoise et les sciences cognitives.

    Noémie Nadeau, Université du Québec à Montréal
    Bio: Noémie Nadeau est étudiante à la maitrise en orthophonie à l'Université du Québec à Trois-Rivière (bachelière ès arts linguistique). Ses intérêts de recherche portent sur l'influence de la surdité dans l'acquisition du langage.

    Gabrielle Pelletier, Université du Québec à Montréal
    Bio: Gabrielle Pelletier est étudiante au baccalauréat en psychologie à l'Université du Québec à Montréal (bachelière ès arts linguistique). Ses intérêts de recherche portent sur l'attachement et le développement de l'enfant.


    « Pourquoi » et la périphérie gauche des infinitives en français

    (Lien vers la présentation)

    Dans le cadre théorique de la cartographie, la périphérie gauche fait référence à une partie de la structure d’une proposition contenant une hiérarchie de projections fonctionnelles dans un ordre fixe (Rizzi 1997: 281). Rizzi (2001) et Shlonsky & Soare (2011) proposent que les mots whyperché, et leurs équivalents dans d’autres langues se comportent différemment que les autres mots Qu- et que ce phénomène peut être expliqué par des structures distinctes de la périphérie gauche. Voici un exemple qui illustre la différence de comportement en anglais : (1) I asked Bill how to serve spiced eggplants. (2) *I asked Bill why to serve spiced eggplants. Je développe ce thème dans mon travail et je propose que les solutions de Rizzi et de Shlonsky & Soare doivent être modifiées pour rendre compte du comportement de pourquoi en français. Pour Rizzi (2001), why est le seul mot Qu- qui a la possibilité de ne pas laisser une trace. Les autres mots Qu- sont engendrés dans la phrase et déplacés vers la périphérie gauche, mais why est généralement engendré directement dans la périphérie gauche dans une projection dédiée, InterrogativeP. Néanmoins, selon Shlonsky & Soare (2011), le modèle de Rizzi ne peut pas rendre compte de l’agrammaticalité de la phrase en (2). Pour traiter cette difficulté, ils introduisent une nouvelle projection, ReasonP, dont le spécificateur sert de position de fusion externe pour le mot why, mais ils affirment également qu’il doit forcément se déplacer de cette position à InterrogativeP. Ils proposent une structure tronquée chez les propositions infinitives enchâssées pour empêcher des déplacements qui entraîneraient des phrases agrammaticales comme celle en (2). Aucun élément ne peut être déplacé à l’une des projections entre crochets à l’intérieur d’une proposition infintive : (3) [ForceP > IntP > TopicP > FocusP] > WhP > … > ReasonP Pourtant, quand on applique la solution de Shlonsky & Soare au cas du français, quelques difficultés se manifestent. Selon la structure tronquée, une phrase comme (4) serait exclue à tort, dû au déplacement de pourquoi de ReasonP à InterrogativeP, ce dernier ne faisant pas partie de la structure tronquée de l’infinitive. (4) Je ne sais pas [IntP pourquoii [ReasonP ti [… faire ce test]]]. Je propose que le modèle de Shlonsky & Soare pour les infinitives soit retenu, mais qu’il soit adapté pour permettre que pourquoi puisse rester in situ après être engendré dans ReasonP dans certaines langues. Lorsqu’un déplacement de pourquoi hors de ReasonP n’est plus forcé, une phrase comme (5) devient possible : (5) Je ne sais pas [ReasonP pourquoi [… faire ce test]]. Shlonsky & Soare justifient de manière convaincante les avantages de leur modèle par rapport à celui de Rizzi, mais il s’avère que leur modèle rencontre des difficultés quand il est appliqué au mot pourquoi en français. Pourtant, avec la modification que je propose, le modèle réussit à traiter les données en français de façon harmonieuse. https://youtu.be/cNEHKCvT7ck

    Alex Stefanelli, Université de Montréal
    Bio: Alex Stefanelli est étudiant à l'Université de Montréal à la maîtrise en Linguistique. Ses principaux intérêts de recherche portent sur la phonologie et la syntaxe du français et des langues autochtones canadiennes.


    Et si on diffuse le patrimoine sociolinguistique de l’arabe marocain? 

    (Lien vers la présentation)

    Notre langue, l’arabe marocain (A.M), présente les signes d’une longue histoire et d’une époque dont nous sommes témoins. En fait, notre contribution consiste à développer deux points. D’abord, nous présentons et décrivons nos différents corpus collectés sur l’arabe marocain. Ensuite, nous expliquons notre travail relatif à la conception et à la réalisation d’une base de données, c'est-à-dire nous montrons notre démarche pour confectionner un dictionnaire informatisé qui sert d’outil pour la diffusion de l’arabe marocain. A vrai dire, au Maroc, le manque d’outils terminologiques, de références lexicographiques et de bases de données numériques reste un obstacle majeur pour promouvoir l’arabe marocain à l’international. Malgré les productions et les recherches qui voient le jour de temps en temps, les travaux effectués sur et en arabe marocain ne répondent pas totalement aux exigences des utilisateurs, natifs et étrangers, autrement dit les études sont non exhaustives (il ne s’agit pas de la non représentativité de l’arabe marocain, il n y a pas une grande différence lexicale au niveau régional, puisque les locuteurs se comprennent) . De notre part, sans prétendre à une étude étymologique ou historique quelconques, et sans vouloir abonder dans le sens des études diachronique et synchronique de cette langue, une remarque notoire reste à faire.  Cette langue a sa charge idéologique qui se manifeste, particulièrement, dans les dictionnaires ; ceux-ci véhiculent toute une réalité qui ne peut être transmise qu’à travers la préservation des entités lexicales. A notre sens, le fond culturel, le patrimoine linguistique et l’outil informatique  peuvent  interagir  pour offrir des unités significatives pratiquées et connues par des locuteurs / émetteurs, qui utilisent, en réalité, d’énormes variations langagières dans les discours quotidiens. Dans ce contexte et selon l’approche catégorielle établie par les lexicographes, nous souhaitons, d’une part, citer notre première étude  classificatoire du nom et de l’adjectif en arabe marocain ; deux classes lexicales que nous avons  confrontées lors de nos travaux sur des dictionnaires consacrés à ladite langue et nous évoquons, d’autre part, la question du statut lexico-sémantique du nom et de l'adjectif en arabe marocain. A évaluer nos recherches établies sur l’arabe marocain, nous ne pouvons qu’attester une répartition significative. Notre corpus consiste à présenter ce qui suit : les noms singuliers sans correspondants pluriels en A.M, les noms pluriels sans correspondants singuliers en A.M, les adjectifs féminins sans correspondants masculins en A.M, les adjectifs masculins sans correspondants féminins en A.M, les synonymes en A.M, les antonymes en A.M, les noms d’action en A.M… A vrai dire, nous ne pouvons ignorer que l’évolution d’une langue consiste dans l’ensemble des transformations subies par ses catégories ( E.Benveniste 1969). De ce fait, le premier problème qui se pose à propos des règles linguistiques des catégories lexicales  est celui de les distinguer et d’en délimiter le sens. Pour ce faire, les chercheurs devront tracer trois étapes. Il faut en premier lieu distinguer ces catégories lexicales, ensuite les définir, et en phase finale en décrire la distribution selon leurs normes textuelles ou ce que les grammairiens appellent « l’analyse morphologique » pour laquelle nous développons une application informatisée. Cela étant, nous souhaitons présenter, dans le deuxième volet de cette  proposition, l’architecture relative à la conception de notre dictionnaire électronique. Après avoir dépouillé des dictionnaires et collecté les données, nous avons classifié dans notre base de données presque 1000 expressions phraséologiques et 46.000 entrées lexicales : 15.000 noms, 8000 verbes, presque  3000 adjectifs, 1600  noms-composés, presque 1500 noms  d’action, plus de 1000 synonymes nominaux, plus  de 1000  synonymes  verbaux, presque 1000 entrées lexicales pour le technolecte de l’environnement. Pour ce qui est du terme technolecte, nous signalons ici les travaux menés par L.Messaoudi qui a distingué les langues spécialisée, scientifique, technique et technologique du technolecte ; ce dernier est défini comme étant « un savoir-dire, écrit ou oral, verbalisant, par tout procédé linguistique adéquat, un savoir, ou un savoir-faire, dans un domaine spécialisé » (L.Messaoudi, 2010, p. 127-135). C’est dans ce sens que nous prévoyons augmenter notre dictionnaire par un domaine destiné aux technolectes en arabe marocain. A vrai dire, aucun linguiste  ne peut nier que le développement technologique en matière d’informatique a créé, actuellement, une révolution mondiale dans le domaine des sciences du langage, c’est pourquoi nous devons penser, en tant que chercheurs, à exploiter la machine pour restructurer nos corpus et nos ressources lexicographiques.  De surcroît, il nous arrive parfois de disjoindre théoriquement des unités de la langue qui ne se séparent jamais en réalité, alors qu’elles peuvent  être identifiées par le rôle syntaxique et la charge sémantique qu’elles assument, d’où la nécessité d’un aménagement informatique de la langue. Par ailleurs en arabe marocain, des chercheurs, bien conscients de la disparition d’une langue, essayent de rattraper  ce long retard et ce profond silence pour récupérer un petit peu la cadence ancrée en matière de terminologie en arabe marocain.  Ceci dit, notre propos  n’est pas de reconnaître une légitimité à l’analyse des catégories lexicales en arabe marocain, ni de savoir si la classification de ces derniers est basée sur des critères évaluatifs homogènes par rapport aux normes discursives, mais nous essayerons de dessiner un tableau des catégories lexicales en arabe marocain  pour que nous puissions éclairer les connotations attachées à tel ou tel lexème et montrer comment l’outil informatique participe à la sauvegarde de notre patrimoine sociolinguistique, l’arabe marocain en l’occurrence, et comment il participe à la mondialisation de son langage. https://youtu.be/PQKt2_cgTl8 Bibliographie ° Benveniste E.,1966 : Problèmes de linguistique générale, tome I, Tel Gallimard. ° Taifi M., 2000 : sémantique linguistique, référence, prédication et modalité, Fès, imp.Post-modernité. °Colin, 1993-96: le Dictionnaire d'arabe dialectal marocain en 8 volumes, Eds. Al-Manahil, Ministère des  affaires culturelles, en collaboration avec le C.N.R.S. Paris.( sous la direction de Zakia Iraqui Sinaceur).  

    Hamid Jaafar, Université Cadi Ayyad, Maroc
    Bio: Hamid Jaafar est professeur assistant à la faculté polydisciplinaire de Safi, université Cadi ayyad Marrakech (Maroc). Il a obtenu un doctorat en linguistique française de la faculté des lettres et des sciences humaines de Fès. Il s’intéresse au lexique, à la grammaire et à la culture marocains.  Il est chercheur associé au  laboratoire de recherche en Linguistique, Dictionnairique  et  Corpus Multimédias (LABO-LING), FLSH de Fès. Chercheur associé au  laboratoire Langage et Société, FLSH, Kénitra,Maroc.membre de l’Association Marocain de l’Ingénierie de l’Arabe Classique, située à l’Ecole Mohammedia des Ingénieurs, Rabat.Fondateur et président de l’association « Pensées : éducation,formation,orientation ».Moniteur et Titulaire de la ceinture noire premier dan en  teakwondo. Il a publié plusieurs articles. Il a publié un  dictionnaire en 2012 «  Le champ religieux au Maroc, «  Initiation au lexique de la prédication », Manchourat Alhalabi (Rabat). Il a publié également un Livre  en  2014 : « Les catégories lexicales: approche historique »,  Manchourat Alhalabi (Rabat). " Juin 2012 :   Doctorat en langue et littérature françaises. Option : linguistique. Faculté des lettres de Fès.; 2001: DESA (Diplôme des Etudes Supérieures Approfondies) en langue et littérature françaises.; Option : linguistique. Faculté des lettres de Fès.; 1998 :    Licence en langue et littérature françaises. Option : linguistique. Faculté des lettres de Fès. ; 1996:    DEUG (Diplôme des Etudes Universitaires Générales) en langue et littérature françaises.; Option : linguistique. Faculté des lettres de Fès. ; 1994 :  Baccalauréat . Option: lettres modernes.


    Ma recommandation pour le prix de présentation est _________________________________ parce que (laissez vide si rien de positif) :
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    Conférence plénière (24 novembre 2017, 15:30 à 16:30)

    Présidé par Amélia Manolescu

    À faire avant la journée de présentation:

    1. Lire les résumés des présentations et penser à formuler au moins une question pour chaque présentation (cette question permettra de lancer la discussion si personne du public ne se risque à poser une question).
    2. Réviser les notes biographiques des auteurs et essayer de trouver de l'information pour compléter s'il en manque.

    Marche à suivre pour la présidence d'une séance:

    1. Introduire le thème du bloc très brièvement
    2. Introduire la conférencière ou le conférencier avant sa présentation, avec le petit texte fourni en bio. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez préalablement demander à la personne concernée s'il a quelque chose à ajouter.
    3. Montrer au présentateur les cartons pour indiquer le temps. La plénière doit durer 45 minutes et sera suivie d'une période de questions de 15 minutes (pour un total de 60 minutes).
    4. Prendre le micro pour animer la période de questions, assurez-vous que les questions sont posées dans le micro (rien de plus désagréable que de ne pas entendre les questions). Au besoin, demander à un bénévole (si disponible) de vous aider à faire circuler le micro.
    5. Applaudir, prendre la parole pour remercier le présentateur et introduire le présentateur suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du bloc

    *** Vous pourrez avoir une feuille ou une tablette pour vous aider, mais il est de votre responsabilité de l'amener. SVP veillez à ne pas trop « lire » (on ne s'attend pas à ce que vous connaissiez tout, mais tâchez de regarder le public de temps à autre et d'être dynamiques.)

    Merci beaucoup!



    La valorisation du français : un projet collectif

    (Lien vers la présentation)

    La réalisation en 2016 par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain* d'une analyse démo linguistique et économique de Côte-des-Neiges - Notre-Dame-de-Grâce révéla un angle mort dans l'offre de francisation. En effet, même si plusieurs centres et écoles de formation étaient présents sur le territoire, les commerçants allophones de proximité (i.e. parlant peu ou pas français) ne les fréquentaient pas en général. En fait, ces tenanciers de petits commerces de subsistance, parce qu'ils sont généralement seuls à assurer le maintien de leur activité commerciale, n'avaient pas l'occasion d'aller suivre des cours à l'extérieur de leur entreprise. « Si les commerçants n'ont pas l'occasion d'aller vers le français », c'est le français qui viendra à eux. Voici la décision prise par la Chambre, ce qui a mené à l'élaboration du projet « Jumelage linguistique », une initiative novatrice de soutien linguistique adaptée à la réalité des commerçants de proximité. Par ailleurs, parallèlement au soutien des compétences linguistiques des commerçants mené sous forme d'ateliers de conversation avec des étudiants universitaires spécialisés, une vaste compagne de sensibilisation ciblant les résidents est à l'œuvre dans le quartier. * Depuis plusieurs années, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain s'implique aux côtés du gouvernement à renforcer l'usage du français dans les entreprises de la Métropole. https://youtu.be/SY6q6pqzWBI

    Marie-Laure Konan, Chambre de commerce du Montréal métropolitain
    Bio: Diplômée en administration publique et en marketing, Marie-Laure Konan, néo québécoise d’origine ivoirienne (Afrique francophone) est une spécialiste du montage et de la gestion de projet. Au cours des dernières années, elle a conduit les projets de francisation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain où, elle élabore des services d’accompagnement favorisant la francisation des entreprises de la métropole. Elle est l’initiatrice du « jumelage linguistique commerçant-étudiant » un projet novateur favorisant le développement des compétences linguistiques des commerçants dont le français n’est pas la langue d’usage afin que ces derniers soient en mesure d’offrir un bon service en français à leur clientèle.  Récipiendaire de plusieurs distinctions dont le « Prix Diaspora Internationale », Marie-Laure est membre du Réseau jeunes femmes leaders, une initiative gouvernementale visant l’influence des femmes au sein des organisations et des conseils d’administration.