Sur la constitution d’un corpus multilingue et multimédia en traductologie

    • Presentation speakers

    Depuis le rejet partiel du nouveau statut d’autonomie de la Catalogne par le Tribunal constitutionnel espagnol en 2010, de nombreux documents en faveur de l’indépendance ont été produits, traduits et publiés en diverses langues par la société civile catalane. Ceux-ci peuvent se présenter sous des formes variées : livres et journaux papier ou électroniques, tracts et dépliants, ainsi que sites Web. La somme de ces documents constitue ce que nous appelons la « campagne de traduction » pro-indépendance catalane. Destinée à un public étranger, elle a notamment comme particularité d’être dépourvue de la version originale de certains documents. Ainsi, l’original est réputé exister, mais il n’est pas publié et n’est pas disponible. Ceci nous ramène à l’épineuse question de l’original. Qu’est-ce que l’original? Que faire en l’absence de celui-ci? Est-il nécessaire d’avoir accès à l’original pour faire une étude traductologique? Selon Bassnett (1980, 2002), l’original et la traduction doivent être considérés comme des égaux, voire des produits indépendants. En ce sens, la traduction devient « un nouvel ‘original’ dans une autre langue » (Bassnett 2002 : 10). À la lumière de ce constat, nous explorerons les critères de constitution du corpus, en nous concentrant sur les langues, de même que la méthodologie employée pour le repérage des documents.

    Références :

    Bassnett, Susan (2002). Translation Studies. 3e édition. Londres/New York : Routledge.

    Bassnett, Susan et André Lefevere (1990). Translation, History and Culture. Londres/New York : Pinter.

    Chilton, Paul A. et Christina Schäffner (2002). Politics as Text and Talk. Analytic approaches to political discourse. Amsterdam/Philadelphie : John Benjamins.

 

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